En quoi est-ce utile pour toutes et tous même si on n’a pas l’impression d’en avoir besoin ?

Commençons par une définition simple de ce qu’est la consultation psychologique. La psychologie est l’étude scientifique des phénomènes psychiques, c’est-à-dire relevant de l’esprit et de la pensée chez l’être vivant supérieur, humain ou animal, conscient de son existence. Les experts dans ce domaine détiennent la capacité de comprendre les comportements, les sentiments, les réactions d’autrui, et particulièrement les émotions. Vous aurez remarqué que certaines séries proposées actuellement à la télévision comme En Thérapie, adaptation française de la série israélienne BeTipul et de la série américaine In Treatment semblent remettre au goût du jour la nécessité de consulter un psy. Rassurez-vous, la plupart des scènes ne reflètent pas la réalité d’un cabinet en psychologie.

Je suis docteur en psychologie et je pratique dans mon cabinet depuis plus de dix ans. Je reçois des femmes, des hommes, mais surtout des femmes. À croire que faire une thérapie, c’est féminin et bio. Certainement ! Mais les hommes s’activent à se prendre en charge, plutôt que de laisser cette tâche à leur épouse ou à leur mère. Une prise en charge émotionnelle. Oui, Messieurs, parce que les émotions n’appartiennent pas uniquement à la gent féminine. Et la différence réside dans la manière dont chacun souhaite les gérer. Oui, parce que les émotions se gèrent aussi.
Les émotions sont une réaction affective qui se manifeste par divers troubles physiologiques. La psyché et le corps sont donc en lien étroit. Par conséquent, il est primordial de les harmoniser pour rester en bonne santé.

Trois raisons principales pourraient vous amener à consulter au moins une fois un psy, même si vous n’en ressentez pas réellement le besoin :
1. Faire un bilan contextuel ou situationnel ;
2. S’équilibrer ;
3. Se connaître.

1. Consulter un psy pour faire un bilan situationnel ou contextuel.

Et même si vous avez l’impression de ne pas avoir besoin de consulter un psy, il semble important de faire un petit bilan situationnel ou contextuel, pour savoir où vous en êtes dans votre vie, de vos relations amicales, amoureuses, familiales. Votre vie prend-elle le sens que vous vous êtes donné jusque-là ?

Consulter un psy, c’est déjà un signe de bonne santé mentale. C’est un changement considérable dans la vie d’une personne. La personne devient un patient lorsqu’elle se présente à moi. Patient compris comme malade, sujet, client ou cas et également calme, doux, tolérant, persévérant. Malade parce que souffrant, mal en point, fatigué ou incommodé. Soit dit en passant, quel que soit le genre de patient que vous serez, cela ne vous fera que du bien de consulter.

2. Consulter un psy, c’est s’équilibrer.

J’entends encore dire : « Je ne suis pas fou ou folle ! » lorsqu’il est conseillé de passer le pas de la porte d’un psy. Déjà, le penser laisse supposer une confusion de l’esprit qui pousse à consulter. Sachez-le ! C’est juste sain, très sain de penser se livrer, se confier, se regarder en face, se délivrer de certains maux, d’énormément de sentiments négatifs… Joseph Murphy (1898-1981), docteur en philosophie américain, disait : « Souvenez-vous que c’est le monde intérieur (…), vos pensées, vos sentiments, vos images mentales qui créent votre monde extérieur. »

Il arrive aussi que des douleurs corporelles accompagnent ces émotions négatives, ces blocages internes. Le mieux est de suivre les préceptes de Giorgio Nardone (1958-), psychothérapeute italien : « Pour modifier une situation, nous devons l’empêcher de perdurer, car nous n’avons aucun pouvoir sur un processus de construction qui s’est produit dans le passé. » Un psy peut alors vous accompagner tranquillement.

Ce qui bouscule vous plonge dans le doute et vous déséquilibre. Et c’est normal ! Consultez ! Vous irez bien plus vite et de façon plus efficace vers un rééquilibrage plein et entier. C’est Bruno Bettelheim (1903-1990), psychologue américain, qui écrivait : « l’épanouissement dépend d’un équilibre subtil entre les aspirations de l’individu, les exigences légitimes de la société et la nature humaine ».

3. Consulter un psy, c’est se connaître.

Consulter, c’est passer un palier pour celui ou celle qui s’anime dans la recherche du progrès. Ce n’est pas vital, mais c’est alléchant. Le thérapeute est là pour guider, le patient peut être là pour se laisser guider. Si le patient se confronte au thérapeute, il y trouvera sa manière de se positionner face au monde. Un simple mécanisme de défense qui le bloque et l’enracine dans ses schémas passés. Prendre conscience de ce simple mécanisme de défense est déjà une étape importante. Et que fait-on de cette prise de conscience, me direz-vous ? On en fait quelque chose de constructif. On change nos comportements, nos perceptions de ce que nous sommes, nos perceptions de ce passé et ainsi on trouve à progresser. L’évolution semble inhérente à l’être humain, s’il ne se sent pas progresser, il peut mourir.

En conclusion, que vous soyez persuadé ou non qu’il est bon d’aller consulter un psy, après cette brève démonstration, je vous souhaite de vous sentir libre de vous faire du bien.

Vous pouvez me retrouver sur mon site web : www.andymarksamstrong.com, parce que grâce à ces consultations psy, j’ai pu réaliser mon rêve de petite fille : être auteur. J’ai écrit cinq romans, un recueil de nouvelles et un livre de psychologie intitulé Cette nouvelle vie pourrait avoir plus sens. Explorez vos infinies possibilités.

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