Un recueil de nouvelles va bientôt sortir, et la mort se révèle être la thématique principale de l’une d’elles. Je ne peux pas écrire sans l’évoquer non seulement parce qu’elle fait partie de l’amour, mais aussi de la vie. Ce recueil est intitulé De la folie pure. J’ai eu plaisir à l’écrire. Je l’ai écrit sans filtre, à la lumière de ce qui me passait par le cœur et par la tête. Mon corps en est encore tout tremblant tellement je sais qu’il peut réveiller des blessures profondes. Au-delà de la relation aux autres, à l’environnement changeant, l’unique pensée d’être en relation avec la mort peut amener à des émotions qui semblent insupportables et insurmontables. Pourtant, tant que l’on est en vie, toutes les émotions peuvent être source de bienfaits, juste parce que nous l’avons décidé. 

 

C’est marrant, parce que plus je l’écris et plus je le pense, et plus je le pense et plus je me le dis, et moins je meurs sous le joug de ces plaies d’absurdité que laissent l’idée de la mort. Mourir du jour au lendemain, mourir d’agonie, mourir de maladie, mourir d’un accident, mourir d’amour, mourir tout court, que choisiriez-vous ? Moi, je choisis de vivre, de continuer à vivre de mes passions, de rencontrer des personnes avec j’ai envie de nouer une relation exclusive et constructive. Il paraît que le non ouvre les portes du oui, de la possibilité de faire autrement, mais surtout mieux. 

 

Là, l’idée de mort n’est plus. Je me suis retrouvée face à une personne qui ne voulait pas entendre qu’il serait judicieux qu’elle puisse se visualiser dans cinq ans. Elle s’obstinait à me dire que ça ne servait à rien puisqu’elle pouvait mourir d’un accident de voiture ou d’une crise cardiaque du jour au lendemain. Pourquoi pas, après tout, si ça peut l’aider à vivre pleinement le présent ? Cependant, cette personne était envahie par la peur, l’angoisse de la mort. C’est vrai, si on pense tous les jours que rien ne sert à rien parce qu’on peut mourir dans la seconde, on ne peut qu’avoir peur de vivre, en fait. 

 

Aucune issue, la seule issue était pour moi de laisser aller ses pensées et ses sentiments. Elle n’était pas à l’écoute d’elle-même, jusqu’à ce qu’elle parle de souhaits, de désirs, d’envie… J’ai souri et j’ai obéi à ses espoirs et ses aspirations. J’en étais ravie, à tel point que je l’ai remerciée de cette possibilité qu’elle s’octroyait de donner du sens à sa vie. 

 

Je suis toujours heureuse de percevoir en l’autre cette lumière qui tout d’un coup s’allume à force de s’entendre parler à haute voix, à force de ne trouver qu’un mur face à une obsession stérile. 

Je suis plus que satisfaite d’accompagner ces étincelles de vie. 

 

Quoique mes inspirations soient plus personnelles dans mes livres, chaque individu rencontré au sein de mon cabinet laisse une trace là quelque part dans mes neurones, dans mes cellules. J’ai hâte aujourd’hui de livrer toute cette expérience en conférence où la vie a sa pleine place, où l’amour, la motivation et l’action (AMA) trouvent une issue favorable à la gestion des émotions. 

 

Cet article est inspiré de mon ouvrage à venir : De la folie pure